Mathématiciens

Le prix Abel : le prix Nobel de mathématiques


Le prix Abel : présentation
Le prix Abel 2017 : Yves Meyer ( France )
Le prix Abel 2016 : Andrew Wiles ( Angleterre )

La prix Abel : présentation

On sait qu’il manque un prix Nobel aux mathématiques. Malgré la légende persistante selon laquelle Alfred Nobel, trompé par son épouse dont l’amant était le mathématicien Mittag-Leffler, aurait pour se venger refuser de créer un Nobel de mathématiques, il faut plutôt chercher la véritable raison de cet absence dans le désir de Nobel de glorifier les aspects utilitaires de la science. L’inventeur de la dynamite a pour cette raison refusé de créer un prix pour un domaine jugé trop abstrait et éloigné du quotidien. Les mathématiques du XXI ème siècle l’auraient cependant convaincu tant elles sont omniprésente dans notre monde numérique.

Pour combler ce manque, en 2003 a été attribué pour la première année le prix Abel qui peut être considéré comme l’équivalent du prix Nobel de mathématiques. Contrairement à la médaille Fields qui récompense tous les quatre ans un ou plusieurs mathématiciens de moins de quarante ans pour un résultat exceptionnel, le prix Abel distingue un mathématicien pour l’ensemble de son oeuvre.

Ce prix remit par l’académie de sciences et des lettres de Norvége rend hommage au grand mathématicien norvégien Niels Henrik Abel (1802-1829). Une récompense de 730 000 euros est remise au lauréat par le roi de Norvége ( à comparer avec le salaire mensuel de certains footballeur qu’il n’y a pas lieu de nommer ici … )

Son premier lauréat en 2003 est un français, peut-être le plus grand mathématicien français du XX ème siècle, Jean-Pierre Serre.

C’est en consultant la liste des lauréats de ce prix que l’on peut se donner une idée des directions dans lesquelles vont les mathématiques d’aujourd’hui et de connaître un peu ses héros.

Le palmarès par nation

  1. États-Unis : 10 titres (2004, 2005, 2007, 2008, 2010, 2011, 2012, 2014 et deux en 2015)
  2. France  : 4 titres (2003, 2008, 2009 et 2017)
  3. Belgique : 2 titre (2008 et 2013)
  4. Hongrie : 2 titres (2005 et 2012)
  5. Royaume-Uni : 2 titres (2004 et 2016)
  6. Russie : 2 titres (2009 et 2014)
  7. Canada : 1 titre (2015)
  8. Inde : 1 titre (2007)
  9. Suède : 1 titre (2006)

Le palmarès par université

  1. Collège de France – Paris (France) : 2 titre (2003, 2008 )
  2. École Normale Supérieure – Paris-Saclay (France) : 1 titre (2017)
  3. Université d’Edimbourg – Edimbourg – Royaume-Uni : 1 titre (2004)
  4. Massachuset Institute of Technology – Cambridge (États-Unis) : 1 titre (2004)
  5. Courant Institut of Mathematical Sciences – New-York (États-Unis) : 3 titres (2005, 2007, 2008)
  6. Institut Royal de Technologie de Stockholm – Stockholm (Suède) : 1 titre (2006)
  7. Université de Floride – Gainsville (États-Unis) : 1 titre (2008)
  8. Institut des hautes études scientifiques – Paris-Saclay (France)
  9. Université du Texas – Austin (États-Unis) : 1 titre (2010)
  10. Université d’état de New-York – New-York (États-Unis) : 1 titre (2011)
  11. Académie Hongroise des sciences – Budapest (Hongrie) : 1 titre (2012)
  12. Université Rudgers

 – Prix Abel 2017 : Yves Meyer ( France )

Yves Meyer - Prix Abel 2017
Yves Meyer – Prix Abel 2017 Professeur émérite à l’école Normale Supérieure de Paris Né en 1939

L’académie norvégienne des sciences et des lettres a décidé de décerner le prix Abel 2017 à Yves Meyer (77 ans), de l’École normale supérieure Paris-Saclay en France « pour son rôle majeur dans le développement de la théorie mathématique des ondelettes ».

Le prix Abel 2016 : Andrew Wiles ( Angleterre )

 

2015

John Forbes Nash

(1940 – 2015 )

États-Unis

Équations aux dérivées partielles

Louis Nirenberg

(1925 )

États-Unis

Équations aux dérivées partielles

John_Forbes_Nash,_Jr._by_Peter_Badge

Louis_Nirenberg

« pour des contributions fondamentales et absolument remarquables à la théorie des équations aux dérivées partielles non linéaires et ses applications à l’analyse géométrique »

– – –

2014

Iakov Sinaï


(1935 )

Russie

Théorie ergotique

Iakov Sinai

« pour ses contributions fondamentales aux systèmes dynamiques, à la théorie ergodique et à la physique mathématique »

– – –

2013

Pierre Deligne

(1944 )

Belgique

Théorie des représentations
Formes modulaires
Conjectures de Langland

Pierre Deligne

« pour ses contributions fondamentales à la géométrie algébrique et leur impact sur la théorie des nombres, la théorie des représentations et les domaines apparentés »

– – –

2012

Endre Szemerédi

(1940 )

Hongrie

Analyse combinatoire

« pour ses contributions fondamentales aux mathématiques discrètes et à l’informatique théorique, et en reconnaissance de l’impact profond et pérenne de ces contributions à la théorie additive des nombres (en) et à la théorie ergodique »

– – –

2011

John Milnor

(1931)
États-Unis

Topologie différentielle
K-théorie

« pour des découvertes novatrices en topologie, en géométrie et en algèbre »

– – –

2010

John Tate

(1925 )
États-Unis

Théorie des nombres

« pour l’étendue et le caractère durable de son influence sur la théorie des nombres »
2009

Mikhaïl Gromov

(1943 )
France – Russie

Géométrie

« pour ses contributions révolutionnaires à la géométrie »
2008

Jacques Tits

(1930 )
France

John Griggs Thompson

(1932 )
États-Unis

Algèbre

« pour leurs travaux dans la formation de la théorie moderne des groupes »
2007

Sathamangalam R. Srinivasa Varadhan

(1940 )
Inde

Probabilités

« pour ses travaux sur la théorie des grandes déviations »
2006

Lennardt Carleson

(1928 )
Suède

Analyse harmonique

« pour ses travaux sur l’analyse harmonique et la théorie des systèmes dynamiques lisses »
2005

Peter Lax

(1926 )
Hongrie – États-Unis

Équations aux dérivées partielles

« pour ses contributions novatrices à la théorie et aux applications des équations aux dérivées partielles et au calcul de leurs solutions »
2004

Mickael Atiyah

(1929 )
Angleterre

Analyse combinatoire

Isadore Singer

(1924 )
États-Unis

Analyse combinatoire

« pour leur découverte et preuve du théorème de l’indice, reliant la topologie, la géométrie et l’analyse, et pour leur rôle remarquable dans la construction de nouvelles passerelles entre les mathématiques et la physique théorique »
2003

Jean-Pierre Serre

(1926 )
France

Géométrie algébrique
Théorie des nombres
Topologie

« pour avoir joué un rôle clé dans l’élaboration dans leur forme moderne de plusieurs domaines des mathématiques comme la topologie, la géométrie algébrique et la théorie des nombres »

Lire également d’autres nouvelles des mathématiciens sur cette page.



Une réflexion au sujet de « Le prix Abel : le prix Nobel de mathématiques »

  1. Il me semble avoir lu quelque part que la théorie des groupes a un lien avec le Rubik’s cube, non ?
    Même que c’était avec Évariste Gallois au XIXème siècle, enfin je croix.
    C’est en fait le nombre de fois qu’on doit faire une série de mouvements pour que le cube soit de nouveau terminé, n’est-ce pas ?
    Si je me trompe, ça veut donc dire que j’ai une très mauvaise mémoire car je suis sur de l’avoir vu quelque part entre septembre 2011 et juin 2012 (l’année scolaire qui vient de se finir) !
    Je laisse un commentaire sur cet article parce que j’ai vu que Jacques Tits et John Griggs Thompson ont eu un prix ABEL en 2008 pour leurs travaux dans la formation de la théorie moderne des groupes.
    Voilà 🙂
    jean6eudes

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