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Des équations personnelles --- Sylvia Serfaty
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Gödel, Escher, Bach

Gödel, Escher, Bach

Les brins d'une guirlande éternelle

Douglas HOFSTADTER

1945

★★★★★

88/100

  • Éditeur / Collection : DUNOD
  • Date de publication : 5 février 1979
  • Nombre de pages : 928
  • ISBN : 978-2100829330
  • Masse : 1420g
  • Dimensions : 16,3cm x 4,5cm x 24cm

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Mon avis

Un livre monument, érudit, incroyable, perturbant. Un pavé de presque mille pages qui vise à montrer les liens puissants entre la musique de Bach, les dessins d’Escher et les théorèmes d’incomplétude de Gödel. Un mot clé, la récursivité. Un incroyable voyage qui peut faire penser aux conférences d’Alexandre Astier. Un livre à posséder, à feuilleter, incroyable !

Table des matières

  •    → Présentation
  •    → Avant-propos
  •    → Remerciements
  •    → Première partie : GEB
  •    → Introduction : Offrande musico-logique
  •    → Invention ,à trois voix
  •    → Chapitre 1: L'énigme MU
  •    → Invention à deux voix
  •    → Chapitre Il : Signification et forme en mathématiques
  •    → Sonate pour Achille seul
  •    → Chapitre Ill : Fugue et fond
  •    → Contracrostipunctus
  •    → Chapitre IV : Consistance, complétude et géométrie
  •    → Le petit labyrinthe harmonique
  •    → Chapitre V : Structures et processus récursifs
  •    → Canon par augmentation d'intervalles
  •    → Chapitre VI : Où réside la signification ?
  •    → Fantaisie chromatique et fugue
  •    → Chapitre VIl : Le calcul propositionnel
  •    → Canon cancrizans
  •    → Chapitre VIII : Un système explosif: la TNT
  •    → L'Offrande MU
  •    → Chapitre IX : Mumon et Gôdel
  •    → Seconde partie : EGB
  •    → Prélude
  •    → Chapitre X: Niveaux de description et ordinateurs
  •    → … etfourmugue
  •    → Chapitre Xl: Cerveaux et pensées
  •    → Suite anglaise,Jrançaise et allemande
  •    → Chapitre Xli : Esprits et pensées
  •    → Aria avec diverses variations
  •    → Chapitre Xlii : Bucie, Mucle, et Pucle
  •    → Kourte G'avotte
  •    → Chapitre XIV : Des propositions formellement indécidables dans la TNT et les systèmes apparentés
  •    → Cantatatata d'anniversaire…
  •    → Chapitre XV : Sortir du système
  •    → Les pensées édifiantes d'unfumeur de tabac
  •    → Chapitre XVI : Auto-réf et auto-rep
  •    → Le Magnificrabe, en réalité
  •    → Chapitre XVII: Church, Turing, Tarski et au SHRDLU, Que ta voie ne meure
  •    → Chapitre XVIII : Intelligence artificielle : passé
  •    → Contrafactus
  •    → Chapitre XIX : Intelligence artificielle : avenir
  •    → Canon au Paresseux
  •    → Chapitre XX : Boucles étranges, ou hiérarchies enchevêtrées
  •    → Ricercar à six voix
  •    → Notes et références
  •    → Liste des illustrations
  •    → Sources iconographiques et bibliographiques
  •    → Bibliographie
  •    → Index analytique

Quatrième de couverture

Il est bien rare de découvrir un livre qui nous transporte littéralement dans des mondes nouveaux grâce à l’ampleur de son érudition, à la joie créatrice de son style et, surtout, grâce à son pouvoir de relier des domaines de connaissances apparemment totalement étrangers les uns aux autres.
Gödel, Escher, Bach est l’un de ces livres. L’auteur établit des liens entre les gravures d’Escher, la musique de Bach et la logique mathématique. Il nous rend intelligibles des similitudes cachées entre des domaines aussi variés que la biologie, la psychologie, la physique, l’informatique, la linguistique… et éclaire l’un des mystères de la philosophie : notre apparente inaptitude à comprendre la nature de nos propres processus de pensée.

Biographie de l’auteur

Douglas HOFSTADTER

Douglas Hofstadter (1945–2026) est un scientifique cognitif, informaticien, philosophe et auteur américain, surtout connu pour ses travaux sur la conscience, l’intelligence artificielle, les mathématiques et les liens entre langage et pensée.

Douglas Richard Hofstadter est né le 15 février 1945 à New York. Il est le fils du physicien Robert Hofstadter, lauréat du prix Nobel de physique en 1961. Il étudie les mathématiques à l’université Stanford, puis obtient un doctorat en physique à l’université de l’Oregon en 1975.

Très tôt, Hofstadter s’intéresse toutefois à des questions qui dépassent la physique : comment un système matériel comme le cerveau peut-il produire la pensée, le langage et la conscience ?

Son œuvre la plus célèbre est Gödel, Escher, Bach: An Eternal Golden Braid, publiée en 1979. L’ouvrage met en relation les travaux du logicien Kurt Gödel, les dessins de M. C. Escher et la musique de Jean-Sébastien Bach.

Hofstadter y explore notamment l’idée que des systèmes complexes peuvent faire émerger des phénomènes qui ne sont pas directement présents dans leurs composants élémentaires. Il s’intéresse ainsi à la manière dont des mécanismes formels relativement simples peuvent donner naissance à des phénomènes tels que l’intelligence, le sens et le sentiment de soi.

Le livre connaît un immense succès et reçoit le prix Pulitzer de l'essai en 1980.

Hofstadter a consacré une grande partie de sa carrière à l'étude de la cognition humaine et de l'intelligence artificielle. Il a notamment dirigé le Center for Research on Concepts and Cognition à l'université de l'Indiana, puis enseigné à Stanford et à d'autres institutions.

Il s'est particulièrement intéressé aux analogies. Pour lui, la capacité à reconnaître des structures communes entre des situations apparemment différentes constitue un élément fondamental de l'intelligence humaine.

Son approche de la conscience est également originale : plutôt que de considérer le « moi » comme une entité indépendante, il cherche à comprendre comment le sentiment d'identité pourrait émerger des processus complexes du cerveau.

Hofstadter s'est aussi beaucoup intéressé à la traduction automatique et aux limites de l'intelligence artificielle. Dans Le Ton beau de Marot (1997), il utilise la traduction d'un poème de Clément Marot pour réfléchir aux rapports entre langue, sens, créativité et identité.

Il était notamment sceptique face à l'idée qu'une traduction puisse simplement consister à remplacer mécaniquement des mots d'une langue par ceux d'une autre.

La particularité de Hofstadter est d'avoir constamment fait dialoguer des domaines très différents :

les mathématiques et la logique ;
l'informatique et l'intelligence artificielle ;
les neurosciences et les sciences cognitives ;
la philosophie ;
la musique ;
la littérature et la linguistique.

Son œuvre cherche une même question derrière ces disciplines : comment des éléments simples peuvent-ils, lorsqu'ils interagissent selon certaines règles, produire quelque chose d'aussi riche que la pensée et la conscience ?

Douglas Hofstadter a marqué durablement les sciences cognitives et la réflexion sur l'intelligence artificielle. Gödel, Escher, Bach reste son œuvre la plus influente et est devenue un classique de la littérature scientifique et philosophique.

Il est particulièrement important pour avoir popularisé l'idée que l'esprit peut être étudié comme un phénomène émergent, tout en soulignant que comprendre cette émergence est l'un des problèmes intellectuels les plus difficiles qui soient.

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Le blog de Fabrice ARNAUD — Licence CC BY-NC-SA 4.0

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