Cet article est en cours de mise à jour. L’article précédent qui contient 108 livres est encore visible ici. Dans cette nouvelle version, la navigation est plus agréable et surtout plus simple pour moi à compléter…
Voici le top 34 (et ce n’est pas fini !) des livres de mathématiques que je préfère. Un top totalement subjectif à publication aléatoire. Mes derniers achats et le temps disponible sont les deux variables qui modifient ce classement. Attention cependant, cet ordre n’est pas total : je préfère souvent le deuxième livre au troisième, mais je ne sais pas me décider entre le deuxième et le quatrième !!
Bref, incapable de me séparer de l’un de ses livres dans ma bibliothèque personnelle. Sur une île déserte, j’en amène la plupart !

Cette liste comprend des ouvrages de natures complètements différentes. La plupart sont accessibles sans aucune connaissance mathématique. Ce sont des mathématiques pour le plaisir. Ils plairont aux collégiens, lycéens, étudiants et à tous ceux qui restent passionnés. D’autres sont beaucoup plus difficiles et s’adressent à des amateurs éclairés. Ils présentent des résultats fascinants, sont écrits par des auteurs prestigieux, sont des légendes de bibliothèque universitaire. En ce qui me concerne, j’ai passé un temps considérable à admirer les livres de la bibliothèque de mathématiques de mon université (il y a quelque temps déjà…). Je continue à piller ma médiathèque à chaque fois qu’un nouvel ouvrage paraît et je cède souvent à l’envie d’en posséder quelques-uns. Une passion dévorante !
Attention cependant, aucun de ces livres n’a pour objet d’être efficace dans la préparation d’un concours ou d’un diplôme. Quand je propose un livre de niveau universitaire, il s’agit la plupart du temps de livres culturels ou de mes madeleines de Proust, mes bons vieux outils de travail qui m’ont accompagné il y a bien longtemps. Il existe sur internet de belles listes de livres techniques (par exemple ici) pour aider à se préparer, je vous laisse les consulter, vous ne trouverez ici que des livres pour le plaisir et les loisirs !
Comme disait ma grand-mère, qui avait aussi le goût de la vérité, « on n’a jamais été aussi près de Noël ». Cette liste vous aidera certainement à faire plaisir à une petite ou une grande mathématicienne pour Noël, un anniversaire, la fête des mères, le jour de Pi. Un livre de maths, une boite de chocolat et un bouquet de fleurs : le cadeau idéal !
À vous de faire votre choix !
Voici la liste des 34 livres de mathématiques que je préfère :
Yves HELLEGOUARCH
1936 – 2022
Biographie
Yves Hellegouarch est un mathématicien français, spécialiste de théorie des nombres, dont les travaux ont joué un rôle précurseur dans la chaîne d’idées qui conduisit à la démonstration du dernier théorème de Fermat par Andrew Wiles. Né à Angers le 18 septembre 1936, il est mort le 5 février 2022. La Bibliothèque nationale de France le décrit comme mathématicien, professeur de mathématiques à l’Université de Caen et également violoncelliste. Hellegouarch entre à l’École normale supérieure en 1957 et obtient l’agrégation de mathématiques. Il poursuit ensuite une carrière universitaire, notamment à l’Université de Caen, où il enseigne à partir du début des années 1970 et devient professeur émérite en 2000. Il a également enseigné ou travaillé dans d’autres établissements universitaires français. En 1972, il soutient à l’Université de Besançon une thèse intitulée Courbes elliptiques et équation de Fermat, sous la direction de François Châtelet. Ses recherches se situent principalement en théorie des nombres, mais touchent également à la géométrie algébrique, à la théorie des corps et aux modules de Drinfeld. La base zbMATH recense environ 60 publications de Hellegouarch, dont plusieurs livres. Hellegouarch n’a évidemment pas démontré le dernier théorème de Fermat, mais une idée qu’il avait développée plus de vingt ans auparavant s’est trouvée au cœur de la stratégie qui permit sa démonstration. Les recherches de Hellegouarch portaient notamment sur les points de torsion des courbes elliptiques. Il avait étudié les points rationnels d’ordre fini sur ces courbes et obtenu, indépendamment de Vadim Demjanenko, des résultats reliant l’existence de certains points de torsion à l’existence éventuelle de solutions de l’équation de Fermat. Son article « Points d'ordre fini des variétés abéliennes de dimension un », publié en 1971 dans les Mémoires de la Société mathématique de France, témoigne de cette orientation de recherche. Ces travaux montrent que son intérêt pour Fermat ne constituait pas une digression isolée : il s’inscrivait dans une recherche plus générale sur l’arithmétique des courbes elliptiques. Une particularité de la personnalité d’Hellegouarch est son intérêt profond pour la musique. Il était violoncelliste, avait étudié au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et avait obtenu un premier prix de violoncelle ainsi qu’une distinction en musique de chambre. Il s’intéressait notamment aux relations entre les mathématiques et la théorie musicale. Il publia ainsi en 1986 un article intitulé « À la recherche de l’arithmétique qui se cache dans la musique », consacré aux structures arithmétiques présentes dans les gammes musicales. Cette double passion pour les mathématiques et la musique constitue un aspect particulièrement original de son parcours. Hellegouarch a également cherché à rendre accessibles les mathématiques liées au théorème de Fermat. Son ouvrage Invitation aux mathématiques de Fermat-Wiles, publié en 1997 puis réédité, présente le contexte mathématique de la démonstration de Wiles. Une traduction anglaise, Invitation to the Mathematics of Fermat-Wiles, est parue en 2002. Son activité de chercheur et d’enseignant a par ailleurs laissé une descendance scientifique importante : le Mathematics Genealogy Project recense huit doctorants dirigés par Hellegouarch, parmi lesquels Mohamed Ayad et Abderrahmane Nitaj. L’importance historique d’Yves Hellegouarch tient donc moins à un théorème portant directement son nom qu’à une idée fondatrice. En 1969, il envisage une courbe elliptique associée à une éventuelle solution de l’équation de Fermat. Cette construction, reprise et interprétée par Frey dans les années 1980, devient ensuite un élément essentiel du lien entre Fermat et la modularité. La chaîne d’arguments de Frey, Serre et Ribet permet finalement à Wiles de transformer le problème de Fermat en un problème de théorie des courbes elliptiques et des formes modulaires. On peut ainsi considérer Hellegouarch comme l’un des précurseurs mathématiques de la démonstration moderne du dernier théorème de Fermat. Son parcours associe trois dimensions remarquables : la recherche en théorie des nombres, l’enseignement universitaire et une passion pour la musique. Mort en 2022, il laisse une œuvre scientifique dont l’une des idées les plus fécondes a contribué, indirectement mais de manière fondamentale, à résoudre l’un des problèmes les plus célèbres de l’histoire des mathématiques.
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